Siboy : “J’estime avoir débloqué quelque chose avec cet album”

  • Nicolas Foret
  • 2 semaines Ago
  • Musique
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Très discret, Siboy se fait rare dans les médias et ne prends presque jamais la parole. Derrière sa cagoule se cache pourtant un homme capable d’enchaîner les millions de vues. Téléphone, Mobali ou encore Aurevoir Merci, Siboy est à l’origine des plus gros banger et a travaillé avec les plus grands. Parce qu’il sait d’où il vient, il n’étend cependant pas sa réussite sur les réseaux sociaux et parle seulement lorsqu’il a quelque chose à dire. De Mickael Jackson à Robinio Mundibu, Siboy s’imprègne aujourd’hui d’un univers musical aussi riche que varié. De passage pour quelques heures à la capitale, rencontre avec Siboy.

Qu’est-ce qui a changé depuis les premiers freestyle sur Daymolition ?

Depuis que j’ai signé, j’ai beaucoup plus de facilité à produire mes clips et à avoir accès aux studios. Le soutien de Booba dès 2015 m’a vraiment ouvert plein de portes, mais je n’ai pratiquement pas changé mon entourage. Je suis passé  souvent à Mulhouse, j’ai toujours des attaches là bas, mais je n’ai pas vraiment de pied-à-terre précis.

Qu’est ce que tu écoutais comme musique quand tu étais jeune ?

J’écoutais énormément de choses différentes. J’ai beaucoup écouté Mickael Jackson par exemple. Des morceaux come Thriller, Rock With It, Beat it … J’ai toujours aimé son côté tout terrain. Dans ses clips il était capable de tout faire, c’était un vrai showman et encore aujourd’hui il m’inspire beaucoup.

Qu’est-ce qui t’a guidé pendant la construction de Twapplife ?

J’ai simplement essayé de concentrer le maximum de bons morceaux dans un seul projet. J’ai plusieurs morceaux qui me tiennent à coeur à l’intérieur. Sentiment par exemple, j’aime encore beaucoup ce morceau. Je n’ai pas voulu mettre trop de featuring dedans, il n’y a que Naza au final.

Pourquoi tu as pensé à lui ?

Dès que j’ai écouté la prod, j’ai su que ça lui correspondrait. C’est quelqu’un qui possède son propre univers et il est très fort. Je me sens aussi proche de personne comme Jok’Air. Cheu-B aussi est quelqu’un de très intéressant.

Quelle est ta méthode de travail aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je travaille autant en studio que chez moi. J’écris beaucoup quand je suis en tournée, sur la route. Après j’ai accès à pas mal de studios autour de chez moi donc je finalise vraiment mes maquettes là bas.

Quelle est ta relation avec les membres du 92i aujourd’hui ?

Damso, Shay et Benash sont aujourd’hui tous dans leurs projets en solo. On ne se parle plus trop parce que chacun a pris sa propre voie. Booba valide tout ce qu’il se passe avec l’équipe de manager. En tant que producteur, il a toujours un droit de regards sur les clips, les morceaux et même l’album en général. 

À quel point il t’a aidé Booba ?

Il m’a aidé à être très médiatisé rapidement, dès ma signature chez le 92i. Pour ce projet-là, il m’a laissé carte blanche, mais il m’a donné sa sélection. J’ai eu ses retours sur la version finalisée, on fonctionne comme ça ensemble et ça marche bien.

Qu’est ce que tu aimes porter en tant que vêtement aujourd’hui ?

En ce moment, j’aime beaucoup Carhartt. Les vêtements sont simples et les matières sont solides, c’est simplement ce que je recherche. Pour les vêtements, j’essaye de m’adapter en fonction du clip. Le son Twapplife il cogne fort, je ne me voyais pas venir en costard par exemple.

Est-ce que ce morceau représente l’univers de ton album ?

Pas du tout, en fait il représente plus une introduction dans laquelle j’aime aller à fond dans l’égotrip. L’album je l’ai pensé comme un concentré de bons morceaux avec des prises de risque. Cette prise de risque c’est une évolution pour moi. Je ne sais pas si le public va le percevoir de cette manière, mais personnellement j’estime avoir débloqué quelque chose avec cet album.

On retrouve plus de sonorité américaine dans cet album, est ce que tu en écoutes beaucoup ?

J’en écoute beaucoup moins. J’écoute beaucoup de musique afro en ce moment, surtout des rappeurs congolais. Des mecs comme Robinio Mundibu ou même Zao qui est beaucoup plus à l’ancienne.

L’album Twapplife de Siboy est disponible sur toutes les plateformes de streaming.

 

 

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